Singapour, no poor

Quelle ville étrange.

Elle m’a fait du bien. La propreté m’a fait du bien. La sécurité m’a fait du bien. Le confort de l’appartement que j’ai gardé pendant deux semaines m’a fait du bien. Me poser m’a fait du bien.

Et puis aussi, elle me m’était mal à l’aise. Trop propre, trop lisse, pas une vague, pas de débordement d’aucune sorte nulle part, hormis celui de l’argent qui transpirait des boutiques, restaurants et hôtels de luxe en plusieurs endroits de la ville. La musique est quasiment absente par exemple. Passons sur l’inexistence de musicien de rue, même aucun magasin ni fenêtre de particulier ne déborde de notes sonores. Et dans un parc j’ai vu un panneau d’interdiction de jouer de la musique ». Juste quelques faibles transistors dans quelques cuisines de rue, et un mini concert en terrasse d’un restaurant sur un quai très chic. Ca change de l’Amérique du Sud, où la musique est partout, même merdique, du matin au soir, voire du soir au matin, à fond.
Les gens sont quasi inexpressifs. Vous me direz, c’est un peu typique asiatique, l’inexpression. Mais là ça faisait carrément éteint. Pas d’amusement, pas de fantaisie, nulle part.
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